Nouvelle-Calédonie

14 octobre : derniers jours sur le Caillou pour nos invités

Nous profitons du week-end pour aller visiter tous ensemble le centre culturel Tjibaou, architecture moderne qui se marie avec les cases traditionnelles kanaks, expression contemporaine de la culture mélanésienne avec des peintures, des sculptures et des concerts de kanéka, musique qui mêle le rock, le reggae etc... en français et en kanak.

 

 

La météo étant toujours au beau fixe, on fait aussi une sortie lagon avec Eol, jusqu'à l'îlot Maître tout proche. 

Aller au près dans une petite brise qui se lève à peine, pas de mer, on file à 7,4 nœuds jusqu'au mouillage. 

L'îlot abrite un hôtel de luxe avec piscine, mais aussi un coin barbecue proche de la plage, et c'est le paradis des kite-surfeurs. 

Le snorkelling sur les patates toutes proches nous fait voir plein de poissons, ainsi qu'une murène. Un tricot-rayé s'approche du bord et effraie les baigneurs, on en voit un autre plus loin sur le sable... la nature calédonienne !

 

Au retour, la brise marine s'est levée, 20 nœuds établis avec un peu de fetch, papy et mamie découvrent la mer du vent et la navigation au travers : vous ne verrez pas de photos, plus personne sur le trampoline ! 

Petite navigation sportive jusqu'à notre corps-mort où on retrouve le calme du fond de la baie de l'Orphelinat et la compagnie des dugongs qui tournent souvent autour du bateau. 

On termine le week-end par l'Happy Hour aux 3 Brasseurs, Polynésie ou Calédonie, on n'est pas si dépaysés ! 

Lundi soir, c'est le départ, nous voici de nouveau quatre à bord, pour nous aussi c'est un peu la fin des vacances même si l'école ne reprend que dans deux semaines.

 

9 octobre : découverte de la brousse !

Après le week-end sur le lagon, place à la découverte de l'intérieur des terres. Mercredi, journée pédagogique, nous partons au Parc de la Rivière Bleue. Pour la première fois, nous quittons la presqu'île de Nouméa. Nous partons à 5, sans Greg resté au bateau à préparer sa première journée de travail. Ca y est, les vacances sont terminées pour lui...

 

 

Nous randonnons toute la journée le long du sentier rouge de latérites du Koureu Deni, qui nous fait traverser plusieurs paysages, de la forêt humide au maquis, avec des vues plongeantes sur le lac de Yaté et les rivières. Nous longeons de grands Kaoris, des fougères arborescentes et un Houp géant, et guettons en vain le cagou...

Retour à l'école pour deux jours pour les enfants, nos invités en profitent pour faire quelques visites sans nous, balade sur le Ouen Toro et la presqu'île de Nouville, et jusqu'à Mont-Dore et Plum.

Nous repartons en expédition le week-end, cette fois direction la brousse ! 

 

Première étape, Bourail, où nous visitons le musée qui rappelle le temps du bagne et la première colonisation de la Nouvelle-Calédonie, puis balade sur le sentier des Trois-Baies, qui nous amène jusqu'à la Roche-Percée, le Bonhomme (curiosité géologique posée au bord de l'eau) et la Baie des Tortues, où les tortues Grosse Tête viennent pondre la nuit.

L'après-midi, nous visitons le fort Téremba, ancien bagne bien restauré, avant de gagner l'hôtel à La Foa. Les enfants profitent de la piscine et du parc bordé de sculptures géantes, puis nous passons la matinée au marché paysan, en plein champ, où on déguste des brochettes de cerf en assistant à la tonte des moutons et au claqué de fouet... typique !


Arrêt à la plage d'Ouéno, dans un paysage de mangroves avant le retour sur Nouméa. Cette semaine, nos visiteurs s'envolent pour l'Île des Pins, histoire de nous (re)donner envie de voyager... 

 

1er octobre : un peu de tourisme

Samedi matin, quelques milles nous éloignent de la ville, et pour la première fois depuis 3 semaines, nous quittons Nouméa pour un mouillage dans le lagon. Nous sommes maintenant 6 à bord, papy et mamie nous ayant rejoints la semaine dernière. C'est pour eux une découverte de la navigation sur Eol, et les conditions sont bonnes : mer calme, soleil et joli mouillage. Pour les enfants et nous, c'est un vrai week-end, car la semaine nous vivons désormais au rythme de l'école, que les enfants ont intégrée mi-septembre, après 3 ans de scolarité dans la famille. Tout semble bien se passer, même si les journées sont fatigantes, les meilleurs moments d'après les enfants sont les récréations et le sport ! Le CNED les a bien préparé à un retour dans une classe, même si l'intégration en fin d'année n'est pas évidente (l'année scolaire se termine ici mi-décembre) et même si on écrit beaucoup plus en classe que sur le bateau. Les devoirs ont été faits ce matin, cet après-midi, c'est snorkelling et plage, les enfants sont ravis de retrouver au mouillage Tosca et Gabrielle de Topaze.

Retour à Nouméa après cette escapade lagon, nous reprenons notre bouée au fond de la baie de l'Orphelinat. Cette semaine, nous prévoyons une rando au Parc de la Rivière Bleue, ainsi qu'une sortie en brousse tout le week-end, probablement vers la Foa et Bourail. Nos visiteurs se font tranquillement à la vie à bord (et à nos économies d'eau et d'énergie permanentes !) et découvrent la ville, son marché et ces musées sans nous.

Côté travail, on avance tout doucement dans notre retour à la vie active, les perspectives sont plutôt bonnes, et les démarches administratives avancent. Nous réalisons peu à peu que c'est aussi long et compliqué de revenir à une vie terrestre que de la quitter !

10 septembre : Nouméa, premiers pas

Emballés, débordés, frigorifiés !

Nous sommes emballés par le lagon, ses petits îlots à quelques milles ou plus loin, la multitude d'activités possibles dans l'eau, dans la brousse, la culture à portée de main, théâtre, concerts, musées,... !

Débordés ou presque par la liste de choses à faire, démarches diverses et listes d'attente : depuis janvier, nous sommes inscrits sur liste d'attente pour une place pour Eol à Port Moselle, et pour le contrat annexe nous permettant de débarquer dans la marina. Pas de place non plus à l'école que nous avions envisagée, heureusement il y en a d'autres. Cette première semaine, nous enchaînons les démarches pour nous donner une existence : téléphone portable, connexion wifi, et surtout certificat de résidence, qu'on obtient en payant pour un contrat annexe au mois à Port-Moselle. On s'occupe aussi de trouver un corps-mort pour Eol dans la baie de l'Orphelinat, les deux baies proches du centre étant bien encombrées.

Frigorifiés, on a ressorti les pantalons, les pulls, et même les chaussettes. Nous ne sommes pas les seuls à souffrir du froid, les calédoniens se plaignent de la rigueur de l'hiver. On tombe en effet sous les 20° au petit matin, et rarement plus de 25° la journée. Heureusement, il fait beau ! La nuit, on dort hublots fermés et sous la couette. Les enfants avaient oublié ce que c'était, mais profitent bien du moelleux de ce "grand truc blanc", et la journée on se couvre bien. On est quand même dans un des rares endroits au monde où il est normal de se promener en ville en tongs et en polaire à la fois... Ce dimanche, les enfants ont renoncé à se baigner à la plage, l'eau étant trop froide, à peine 21°, c'est presque la banquise !

On prend nos marques dans la capitale du Pacifique, très occidentale, où on fait tout à pied, et où les distances en centre-ville sont raisonnables. Le plus gros changement pour nous en arrivant de Wallis et même des Fidjis est de ne plus dire bonjour à tout le monde dans la rue...

L'arrivée en Nouvelle-Calédonie, c'est aussi les retrouvailles et les adieux : Retrouvailles avec les Topaze qu'on avait rencontrés aux Galapagos il y a 18 mois et qui nous avaient bien donné envie de les rejoindre ici ; avec les Ouistitis, quittés à Tahiti, de passage quelques heures seulement à Nouméa, et qu'on n'a pas réussi à rejoindre plus tôt à Maré, mais qui reviendront peut-être après leur vacances en France, et avec Pete de Samba, juste avant son départ pour l'Australie et sans Mel et les garçons que nous avons ratés de trois jours, arrivant après leur retour à Londres. Nous ne pourrons plus faire de plans à l'avenir pour essayer de rejoindre Samba, qu'on suit de loin depuis le Maroc, avec quelques escales communes aux Canaries, en Martinique, à Grenade puis aux Marquises... Mais le retour à Londres et la réinstallation sont une nouvelle aventure à suivre sur leur blog...

31 août 2013 : Lagon de Grande-Terre

Après une semaine à Lautoka, à profiter d'une météo bien plus clémente qu'à Wallis (nous sommes maintenant au sud de la zone de convergence), une belle fenêtre se profile. Deux heures de formalités pour faire établir la clearance (sur notre bonne mine, le bateau n'est pas visité par l'immigration), et on peut lever l'ancre et entamer la traversée du lagon. 25 milles contre le vent, avec une mer courte et cassante, on prend la passe en fin de journée. Pas de problème de courants de marée, elle mesure près d'un kilomètre de large, et la barrière est pleine de trous. En mer, le vent est plus fort qu'annoncé, 25 noeuds par le travers dans une mer formée. Avec deux ris dans la grand'voile et deux tiers de génois, on file à 8 noeuds toute la nuit, avec de nouveau des vagues qui explosent dans le cockpit. Le bateau qu'on avait nettoyé des particules noires de la raffinerie de sucre se couvre à nouveau de sel...

Le deuxième jour, le vent baisse un peu, et la mer se calme, mais elle reste croisée entre la houle au sud et la mer du vent à l'est. La vitesse reste autour des 7 noeuds et on parcourt encore 160 milles vers le sud-ouest, avant d'orienter le cap au sud. Les fichiers grib annoncent une bascule du vent au sud après le calme à partir du lendemain et il nous faut gagner du terrain pour ne pas terminer au près.

A la fin du troisième jour, c'est le calme annoncé. On ne garde que le génois, toujours cap au sud, à peine à plus de 2 noeuds pendant 18 heures. Les deux jours suivants, le vent est au sud, entre 15 et 20 noeuds, on fait du près. Le bateau bien réglé avance tout seul pendant qu'on ménage nos estomacs. Vendredi soir, nous sommes à 1000 milles de Wallis, et à moins de 100 milles de la passe de la Havannah. Matthieu potasse ses informations sur la Nouvelle-Calédonie, et nous parle de forêts préhistoriques et de cagous. Léa, elle, prépare son menu au Quick... Dernière nuit en navigation, un peu trop fatigués pour profiter de la nuit étoilée et de la phosphorescence de l'eau. La température a beaucoup baissé depuis qu'on a quitté les Fidjis, et les quarts se font sous une couverture. A la basse-mer du matin, après s'être déroutés pour laisser passer un gros cargo, on entre dans le deuxième plus grand lagon du monde. On y est !

TPL_BEEZ5_ADDITIONAL_INFORMATION