31 août 2013 : Lagon de Grande-Terre

Après une semaine à Lautoka, à profiter d'une météo bien plus clémente qu'à Wallis (nous sommes maintenant au sud de la zone de convergence), une belle fenêtre se profile. Deux heures de formalités pour faire établir la clearance (sur notre bonne mine, le bateau n'est pas visité par l'immigration), et on peut lever l'ancre et entamer la traversée du lagon. 25 milles contre le vent, avec une mer courte et cassante, on prend la passe en fin de journée. Pas de problème de courants de marée, elle mesure près d'un kilomètre de large, et la barrière est pleine de trous. En mer, le vent est plus fort qu'annoncé, 25 noeuds par le travers dans une mer formée. Avec deux ris dans la grand'voile et deux tiers de génois, on file à 8 noeuds toute la nuit, avec de nouveau des vagues qui explosent dans le cockpit. Le bateau qu'on avait nettoyé des particules noires de la raffinerie de sucre se couvre à nouveau de sel...

Le deuxième jour, le vent baisse un peu, et la mer se calme, mais elle reste croisée entre la houle au sud et la mer du vent à l'est. La vitesse reste autour des 7 noeuds et on parcourt encore 160 milles vers le sud-ouest, avant d'orienter le cap au sud. Les fichiers grib annoncent une bascule du vent au sud après le calme à partir du lendemain et il nous faut gagner du terrain pour ne pas terminer au près.

A la fin du troisième jour, c'est le calme annoncé. On ne garde que le génois, toujours cap au sud, à peine à plus de 2 noeuds pendant 18 heures. Les deux jours suivants, le vent est au sud, entre 15 et 20 noeuds, on fait du près. Le bateau bien réglé avance tout seul pendant qu'on ménage nos estomacs. Vendredi soir, nous sommes à 1000 milles de Wallis, et à moins de 100 milles de la passe de la Havannah. Matthieu potasse ses informations sur la Nouvelle-Calédonie, et nous parle de forêts préhistoriques et de cagous. Léa, elle, prépare son menu au Quick... Dernière nuit en navigation, un peu trop fatigués pour profiter de la nuit étoilée et de la phosphorescence de l'eau. La température a beaucoup baissé depuis qu'on a quitté les Fidjis, et les quarts se font sous une couverture. A la basse-mer du matin, après s'être déroutés pour laisser passer un gros cargo, on entre dans le deuxième plus grand lagon du monde. On y est !

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