Méditerranée

16 octobre 2010 : Viva España

Nous sommes partis ! Nous voici en Espagne, à Palamos depuis hier.

Départ un peu plus tardif que prévu jeudi de Canet, puisque nous n'avons quitté le quai qu'à midi. Merci à tous ceux qui étaient là pour nous dire au revoir : Mado, Colette et Marc, Les, Darek et Richard qui nous ont salué de Timaios, Yves et Nathalie (merci !) Nous avons passé la digue une dernière fois, la passe était beaucoup moins impressionnante que pendant le coup d'est de ce week-end. Cette fois, c'est parti !

18 octobre 2010 : Capitenia de Ginesta por Eol, Eol, Eol...

Nous fêtons toutes nos premières, et en ce moment il y en a !

Premier poisson pêché sur Eol. Etait-ce un thon rouge ? Peut-être bien. Nous l'avons rapidement nettoyé et jeté les parties compromettantes à l'eau au cas où nous serions contrôlés (c'est-à-dire que Greg l'a nettoyé et que j'ai coupé les oignons). Il faut dire que c'est une espèce en difficulté et donc réglementée. Les écolo nous blâmeront de l'avoir mangé quand même, les cyniques diront que s'il s'est laissé prendre à notre petite ligne de traîne, ce n'est pas étonnant que son espèce soit en difficulté... En tout cas, mariné au citron vert et aux oignons, puis cuit avec des patates, c'était un régal !

24 Octobre 2010 : Denia Denia

Nous voici en escale technique forcée à Denia, juste au-dessus du Cabo de la Nao, qui était notre objectif minimum lors de notre dernière navigation. Nous sommes tout d'abord partis mardi après-midi de Ginesta, direction le sud, avec une centaine de milles à parcourir pour passer notre première nuit en navigation sur Eol et tester un rythme de quarts de deux heures. Objectif atteint sans trop de difficulté mais pas mal de fatigue due aux bateaux croisés en pleine nuit, au manque de vent et au près que nous avons été obligé de faire une bonne partie du trajet. Nous sommes donc restés deux nuits à Oropesa del Mar. Nous avons pu profiter du marché (olives, légumes) et les enfants des jeux sur la plage avant de repartir pour une nouvelle navigation.

25 octobre 2010 : Goudale Marylou goudale

On est bien au port quand ça souffle dehors... Nous suivions l'arrivée de ce coup de vent depuis quelques jours. Passer le Cabo de la Nao avant ce week-end nous aurait permis d'être à l'abri, mais notre problème sur le système de barre en a décidé autrement. 30 noeuds de vent au port, nous ne partirons pas aujourd'hui. Le vent devrait tomber ce soir, et la réparation étant terminée, nous repartirons demain matin.

28 octobre : Calpe/Benidorm

Avant de partir de Dénia, nous avons cassé notre tirelire et investit dans un guide de navigation des côtes espagnoles. Investissement rentabilisé dès la deuxième nuit, puisque nous avons enfin des informations fiables sur les mouillages et que nous pouvons éviter les ports. Deux mouillages donc après Dénia, le premier à Calpe, face à la petite ville surconstruite, abrités du vent par un énorme caillou (le Penon de Ifach) et le deuxième à peine 20 milles plus loin, dans l'anse de Benidorm, sorte de New-York espagnol avec des gratte-ciels presque jusque sur la plage.


Peu de vent depuis deux jours, nous devons nous appuyer par moment sur le moteur pour ne pas faire du surplace. Pour occuper les calmes plats, nous faisons des expériences culinaires, pas toutes réussies... La recette des véritables cailloux du petit poucet n'aura pas sa place dans la rubrique « recettes » du blog. C'était du niveau d'une tarte à l'orange dont certains se souviennent encore... La tarte briochée au sucre y figurera, mais lorsque quelques améliorations auront été apportées... A suivre donc. Côté poisson, nous continuons notre pêche à la bonite (Savez-vous qu'il s'agit d'un poisson de la famille des thonidés ? Nous n'étions pas si loin...). Deux nouvelles recettes : en papillote au paprika, et en papillote au pastis. Inratable la bonite !

30 octobre 2010 : Echo Oscar Lima

Encore une escale forcée... Un peu plus de vent ce matin, toujours dans le nez bien sûr, c'est notre lot depuis Barcelone. Un cata n'est pas le bateau rêvé pour faire du près. Heureusement, nous sommes plutôt contents des performances d'Eol, malgré un vent souvent un peu faible.

De sauts de puce en sauts de puce, nous voici aujourd'hui à Torrevieja, juste avant le Cap de Palos. Après le mouillage de Benidorm, nous nous sommes arrêtés une nuit à Santa Pola avant de venir jusqu'ici. Notre idée était de nous rapprocher le plus possible de Cartagène, avant le coup de vent annoncé pour ce soir, mais le manque de ports entre Torrevieja et Cartagène nous a incité à nous arrêter plus tôt. Sauts de puce à vol d'oiseau peut-être, mais comprenez bien qu'à vouloir remonter le vent, on parcourt deux fois la distance pour aller quelque part.

Peu de rencontres jusqu'à maintenant. Il faut dire que notre espagnol est quelque peu limité, et nous rencontrons peu d'autres voyageurs. A Dénia, nous avons vu de loin un bateau familier, Nirvana, qui était en préparation à Canet en même temps qu'Eol. Quelques pavillons anglais et belges, mais peu de bateaux sur l'eau finalement. Au mouillage de Calpe, nous avons été abordés par un Open 5,00. Un belge, vivant en Espagne depuis 10 ans, est venu discuter voyages avec nous. Pour le reste, nos échanges sont assez limités, essentiellement avec les capitaineries. Tout en espagnol, s'il vous plaît ! Depuis l'accueil un peu froid à Oropesa, nous appelons systématiquement les capitaineries à la VHF, voire une heure avant au téléphone, afin de prévenir de notre arrivée. Les questions sont toujours les mêmes, et souvent dans le même ordre (« El barco se llama EOL, Echo Oscar Lima »), ce qui facilite les réponses ! Jusqu'au jour où quelqu'un va nous demander autre chose...

4 novembre : Histoires naturelles

« Les enfants, les enfants, venez voir les dauphins ! » En fait, après consultation du bloc méditerrannée, il s'agit de globicéphales noirs. Baleine ou dauphin, nous nous serons posé la question un moment...

Nous en avons croisés plusieurs groupes, au moins une quinzaine d'individus tournaient autour de nous entre Cartagène et le Monte Cope, puis entre le Monte Cope et la Punta de la Media Naranja. Les enfants se sont régalés à les voir faire surface et passer sous le bateau. L'un d'eux a fait surface sous le trampoline et nous a craché dessus... Il devait mesurer près de cinq mètres, et nous étions contents de le voir ressortir à l'arrière du bateau sans dommage ni pour lui ni pour nous... La prochaine fois, nous ferons un large détour pour les éviter et s'éviter aussi une petite frayeur... Premiers poissons volants aussi, planant à côté du bateau.

 

5 novembre : Histoire d'eaux...

Un petit chat ! Nous avons frisé les moustaches du petit chat... (Dixit Alf)

Départ 9 heures du joli mouillage d'Agua Amarga, direction Aguadulce. Nous portons toute la toile, au portant, dans un vent à 15 noeuds et une mer belle à peu agitée : des conditions idéales. Nous doublons le Cabo de Gata après le déjeuner, et nous en profitons pour « gratter » un monocoque... Ca fait toujours plaisir de passer devant ! Mer d'Alboran, nous voilà ! Passer le Cap du Chat, le vent forcit et s'établit à 20 noeuds et nous filons à 8-9 noeuds avec des surfs à plus de 10. La mer devient agitée et les nuages nous rattrapent, nous avons même quelques gouttes en approche d'Aguadulce. Dernier empannage avant d'enrouler le génois, la côte se rapproche à toute vitesse ! Arrivée musclée dans des rafales à 30 noeuds au port d'Aguadulce, content de cette navigation et de la bonne moyenne du jour.

7 novembre : Turismo

Nous avons décidé de rester quelques jours à Aguadulce. Peu de vent depuis hier dans la baie d'Almeria, et les gribs annoncent un coup de vent d'ouest pour ce soir et les jours suivants. 35 noeuds de vent dans le nez, ce n'est vraiment pas la peine d'y penser... Depuis le Cabo de Gata, nous sommes dans la dernière ligne droite avant Gibraltar. Le cap sera désormais à l'ouest, et nous avons un oeil sur la météo entrant dans la méditerranée. C'est à nouveau une porte, ouverte ou fermée. Pour le moment, elle est fermée, et nous en profitons pour faire du tourisme.

Notre première expédition touristique... Nous avons pris ce matin un bus pour Almeria, une quinzaine de minutes de route le long de la côte toute escarpée avant de visiter l'Alcazaba, château tour à tour musulman et chrétien (nous sommes tout près du Maroc, certains panneaux sont traduits en arabe dans la ville).  Almeria est une grande ville, avec un grand port, et nous sommes bien contents d'avoir préféré le calme de la petite ville d'Aguadulce.

Programme des prochains jours : plage, jeux pour enfants et peut-être un peu d'école, oubliée ces derniers jours...

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